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Les amateurs de poker du Québec ont maintenant leur magazine de poker en français. Royal vient en effet d’atterrir en kiosque et dans tous les établissements membres de la Ligue de tournoi de poker du Québec. Fort d'un contenu original local qui est appuyé par des adaptations d'articles du réputé magazine Card Player, Royal veut se targuer d'être LA référence en matière de poker au Québec. Question de vous donner un avant-goût de ce que l'on retrouve dans ses pages, Royal vous offre le sommaire du premier numéro de ce périodique qui fera, nous l’espérons, école dans les annales du poker au Québec.

Dans ce magazine

L'éditorial : Enfin! - André Boyer

André Boyer - Éditeur

Chers amateurs de Texas Hold'em, vous tenez finalement entre vos mains le résultat d'un rêve caressé depuis maintenant trois ans, une preuve sur papier qu'il ne faut jamais arrêter de rêver. Ça fait trois longues années que je rêve à ce magazine, que je rêve tout haut en cassant les oreilles de mon ami Dominic Fugère. Trois longues années où Dominic me retient comme un cheval qui veut partir a l'épouvante. Trois longues années à me faire répondre : « André, c'est bien beau partir un magazine sur le poker au Québec... mais pour partir un magazine, il faut avoir quelque chose à dire! »

 

Même si cette phrase m'a fait enrager à chacune des nombreuses fois où je l'ai entendu, j'ai été forcé, pendant trois ans, d'admettre qu'il avait raison. Heureusement, cette époque est révolue. Avec l'effervescence qui règne actuellement dans le monde du poker, j'ai finalement entendu les mots magiques : « Allons-y »!...

 

La naissance de la Ligue de tournois de poker du Québec (LTPQ), le 25 octobre dernier, a été un des facteurs qui nous permet de dire maintenant qu'on a suffisamment de sujets a aborder...


Portrait Royal : Nanette Workman

Dominic Fugère - Rédacteur en chef et Portrait Royal

Comme le poker lui-même, Nanette Workman a grandi sur les bords du majestueux Mississippi. À l'instar de note jeu, la belle Nanette a fait son chemin vers le Nord en suivant le grand fleuve avant de bifurquer vers les Grands Lacs pour finalement s'implanter sur les rives francophones du Saint-Laurent.

 

Cette femme de cœur a séduit les Québécois bien avant que le poker ne le fasse. Après nous avoir fait découvrir le Delta Blues de chez elle, Nanette se retrouve encore dans un rôle de pionnière : elle a été une des premières vedettes du Québec à avouer - et partager - sa passion pour le Texas Hold'em. Personne d'autre ne saurait mieux expliquer au poker comment gagner le cœur des Québécois!...


Dans la tête de Negreanu : Renvoyé de Vegas - Daniel Negreanu

Daniel Negreanu - Collaborateur Card Player

Je me souviens encore de mon premier voyage à Vegas comme si c'était hier. Je ne crois pas pouvoir l'oublier un jour. Je venais tout juste d'avoir 21 ans et j'allais montrer aux gros bonnets de Vegas de quoi j'étais fait... Du moins c'est ce que je croyais!

 

Dans ma ville, Toronto, je contrôlais tous les aspects du jeu et rien ne pouvait m'arrêter. Je gagnais et je gagnais encore alors que les autres joueurs encaissaient raclées après raclées. Je menais le jeu en étant toujours l'agresseur.

 

J'étais convaincu que mon style de jeu agressif était infaillible. Comme j'avais tort!...


Premier tournoi d'étape de la LTPQ :

Dominic Fugère - Rédacteur en chef et Portrait Royal

Quand elle est entrée dans la grande salle de bal de l'hôtel Marriott Château Champlain, trois petits mots se sont échappés de la bouche de Marie-Paule Gauthier, trois mots qui décrivaient le mieux cette première finale d'étape de la courte existence de la Ligue de tournois de poker du Québec : « Québec sait faire! »

 

En fait, tant les néophytes du poker que les observateurs aguerris de cette activité ne pouvaient qu'être ébahis devant ces 370 joueurs de partout dans la province qui convergeaient sur le centre-ville afin de se disputer une place dans la première cohorte d'amateurs qui iraient défendre l'honneur du poker récréatif québécois au chic hôtel Wynn de Las Vegas.

 

Les gagnants des 37 tables de 10 joueurs obtenaient un laissez-passer pour Vegas incluant l'avion et l'hôtel mais, surtout, une entrée à 1,000$ pour le Wynn Classic...


Hellmuth analyse : Les indices, les indices, les indices - Phil Hellmuth

Phil Hellmuth - Collaborateur Card Player

J'ai regardé, sur les ondes d'ESPD, l'émission où j'ai tenté d'obtenir mon douzième bracelet des World Series of Poker. En observant le jeu très divertissant, un certain nombre de choses me sont venus à l'esprit. Tout d'abord, j'aurais dû coucher la main avec laquelle je me suis fait éliminer. Deuxièmement, il y a eu de petites choses qui se sont passé lors d'une main spectaculaire du tournoi, de petites choses qui auraient pu changer complètement l'allure du tournoi.

 

Avec les mises à l'aveugle à 15,000$ et 30,000$ accompagnées d'une ante de 4,000$, Brett Richey a misé 80,000$ en position hâtive. Beth Shak ensuite annoncé : « Je relance » avant de compter les 80,000$ pour les jeter dans le pot. Elle a ensuite attendu environ 10 secondes et a dit : « All in » en poussant le reste de ses jetons.

 

J'ai immédiatement égalisé, en disant moi aussi : « All in » en moins d'un quart de seconde. J'avais 130,000$ environ. Quelques secondes après que je me sois levé de mon siège en poussant mes jetons, Shak a commencé a danser de joie...


Finale d'étape de la LTPQ à la Wynn Classic : Sandra Seto sauve l'honneur

Dominic Fugère - Rédacteur en chef et Portrait Royal

Après être ressortis comme meilleurs de leur établissement, de leur circonscription et champions de leur table au tournoi d'étape, les 40 finalistes de la LTPQ pouvaient penser qu'ils avaient déjà accompli beaucoup. Après tout, ils étaient maintenant à Las Vegas sur le bras, dans la capitale du jeu pour prendre part à un tournoi majeur de la Wynn Classic où des champions tels que Greg Raymer et Paul Eskimo Clark se frotteraient à eux. Quand on débarque au McCarran Airport, en provenance de Montréal, de Gatineau, de Mont Carmel ou de Clermont, facile de penser qu'on a déjà accompli quelque chose. Les champions présents ne donnent cependant qu'un indice sur une indéniable vérité : le boulot ne fait que commencer!

 

Deux cent cinquante-huit joueurs, plus d'un quart de million en prix, une structure plus lente que celles connues de touts les joueurs de la LTPQ ne voulaient dire qu'une seule chose : le tournoi enlèverait les illusions à tous ceux qui pensaient être en vacances à Vegas.

 

Heureusement, l'atmosphère était bon enfant. En fait chacun des 40 joueurs de la LTPQ et la quarantaine de Québécois venus les encourager étaient là quand même pour avoir du plaisir...


Notre homme à Vegas : Appelez-le Steve, pas M. Wynn! - Lance Atchison

Lance Atchison - Collaborateur Las Vegas

Reculons en 2004 alors que j'étais chauffeur de limousine pour l'hôtel-casino Mirage. Ce n'était pas inhabituel de voir le patron Steve Wynn autour de son hôtel, mais je n'avais pas eu l'occasion de lui adresser la parole jusqu'à un matin de printemps. Le protocole ne permet pas aux chauffeurs d'engager la conversation avec les gros joueurs, les personnages importants et, surtout, les patrons de casinos comme monsieur Wynn. Mon boulot consistait à offrir du transport sécuritaire et confortable aux invités de marque du Mirage en plus de parler quand on me parlait.

 

Ma responsabilité ce matin-là était de ramasser trois invités à la porte nord du Mirage pour les mener au club de golf privé de Steve Wynn appelé Shadow Creek. Quelle ne fut pas ma surprise de voir monsieur Wynn sortir avec John Madden, Al Micheals et Dan Dierdorf, mes trois héros qui travaillaient à l'animation du Monday Night Football!

 

J'ai souri, j'ai ouvert la portière de ma limousine et j'ai fais des efforts surhumains pour ne pas dire tout fort aux trois gars comment j'appréciais leur travail! Une fois mes trois passagers assis bien confortablement, monsieur Wynn leur a dit quelque mots et j'ai fermé la portière. Je me suis alors retrouvé seul aux cotés de Steve Wynn. Ce dernier a esquissé un sourire m'a serré la main et m'a dit...


Coup d'oeil sur : Le salon de poker du Casino de Montréal - Jean-Philippe Piquette

Jean-Philippe Piquette - Collaborateur Québec

Jean-Philippe Piquette joue au poker depuis une dizaine d'années. Si, de son propre aveu, il est « excellent en tournoi et pourri en parties à l'argent », il possède néanmoins un enviable niveau d'expérience et de jugement. C'est pourquoi nous lui avons demandé d'évaluer pour nos lecteurs le nouveau salon de poker qui vient d'ouvrir au Casino de Montréal. Si cette évaluation ne concerne que le salon de Montréal, elle reste cependant pertinente pour les trois casinos du Québec compte tenu de l'uniformité des normes d'opération dans les établissements de jeu de Montréal, Gatineau et La Malbaie.

 

Depuis de nombreuses années, les joueurs de poker du Québec attendaient l'arrivée du poker dans les casinos de la province, et c'est enfin arrivé il y a quelques mois. En effet les casinos de Montréal, du Lac-Leamy et de Charlevoix ont ouvert leurs salles de poker le 18 janvier 2008; 43 tables au total. Plusieurs personnalitées québécoises du monde artistique, sportif et pokeristique ont été vues dans ses salles, telles que Nanette workman, Guy A. Lepage, Michel « Le Tigre » Bergeron, Jean-Thomas Jobin, Maxim Lapierre, Guillaume Latendresse, Isabelle Mercier et André Boyer...


La psychologie du poker : Nos onze péchés capitaux - Dr. Alan Schoonmaker

Dr. Alan Schoonmaker - Collaborateur Card Player

Traditionnellement, il y'a sept péchés capitaux, mais comme les joueurs de poker sont de solides pécheurs, nous en avons onze. Onze péchés qui nous coûtent tous très cher. Malheureusement, nous pensons rarement à nos propres péchés. Nous blâmons nos résultats décevants sur le mauvais sort ou d'autres personnes sans presque jamais nous regarder nous-mêmes.

 

1. La mauvaise maîtrise de soi est le plus meurtrier des péchés et la cause sous-jacente de tous les autres. Nous voulons rester à l'aise en « faisant ce qui vient naturellement » mais cela nous place dans une situation où il est normal de perdre. Environ 90 pour cent de tous les joueurs sont perdants à long terme, et la cause principale de leurs pertes est une mauvaise maîtrise de soi.

 

Vous pourriez objecter que vous ne perdez jamais le nord (go on tilt) ou que votre jeu de subit jamais d'écart mais le contrôle de soi est constitué de beaucoup d'autres facettes. Chaque fois que vous agissez impulsivement ou émotionnellement, à chaque fois que vous mettez le confort avant le profit, vous vous coûtez de l'argent.


En Bref...

- En Bref...

Les alter-egos de Chip Reese...

Jesus Ferguson et le miracle de la multiplication des dollars...

Phil Ivey se fait un cadeau de Noël d'un demi-million!...

Fricke est un freak, dixit Lederer...

Loto-Québec offrira du poker à Trois-Rivières et Québec...

Des tournois de plus en plus gros au Casino de Montréal...

Le bracelet de René...

...


La Big Game : Dix ans déjà! - Todd Brunson

Todd Brunson - Collaborateur Card Player

Depuis que je suis une demi-vedette au poker, la question qu'on me pose le plus souvent (à part : « Est-ce que ton père t'a montré comment jouer au poker ? » ou « Phil Hellmuth est-il un aussi gros pleurnichard dans la vraie vie qu'il l'est à la télé ? ») porte sur la BIG GAME du Bellagio, donc quand les Shulmans m'ont approché pour écrire une série d'articles sur le sujet de mon choix, j'ai cru que la BIG GAME était un choix évident. Allons-y...

 

Je vais commencer par une brève histoire de ce qui est aujourd'hui la partie de poker en cours la plus importante au monde. Remarquez que j'ai dit que c'était la partie en cours la plus importante. La raison est la suivante : de temps en temps, en général pendant un tournoi ou quand des invités spéciaux visitent, il y a une partie sporadique qui est jouée et qui est plus grosse que la BIG GAME. Les limites sont habituellement le double du montant de la BIG GAME, mais elles ont déjà été jusqu'à 100,000 $/200,000 $. La liste des joueurs à cette partie est soit la même que celle de la BIG GAME, soit composée de 1 ou 2 joueurs additionnels qui y participent quelques fois par année pour assouvir leur besoin de poker.

 

La BIG GAME telle qu'on la connaît aujourd'hui a commencé il y a un peu plus de 10 ans...


Analyse statistique : Le palmarès du poker québécois - Pierre Bergeron

Pierre Bergeron - Collaborateur Québec

Voici la première chronique statistique de ce tout nouveau magazine québécois de poker. Dans cette section, nous discuterons des performances des joueurs d'ici lors de tournois internationaux d'envergure. Afin de publier le tableau des meilleurs joueurs, nous utiliserons le système de classement crée par '' I am ranked '' (www. iamranked.com) qui attribue des points aux joueurs ayant obtenus des performances « dans l'argent » lors de tournois ayant un minimum de 100,000 $US en prix (ou l'équivalent en devise autres que le dollar américain).

 

Chaque chronique sera également accompagnée d'un tableau des 25 meilleurs joueurs québécois à une date donnée. Les tableaux sont divisés en cinq colonnes qui donnent les informations suivantes :

- Le rang du joueur (Rg);

- Le nom du joueur (Nom);

- La ville de résidence du joueur

(Ville);

- Le nombre de points accumulés

durant la période (Points);

- La différence en rang par rapport

au dernier classement (↑↓).

 

Pour cette première chronique, nous publions le tableau des meilleurs joueurs québécois en tournoi en 2007...


Des nouvelles de la LTPQ : Bilan de la première étape - Pierre Martel

Pierre Martel - Collaborateur Québec

Pierre Martel, le gestionnaire de la Ligue de tournois de poker du Québec, a profité de la première étape trimestrielle de son organisation pour faire le point et répondre à quelquesunes de nos questions.

  

ROYAL : Comment évaluez-vous cette première étape ?

 

PIERRE MARTEL : Nous sommes surpris de la rapidité du succès que nous avons connu. On savait qu'il y avait un potentiel pour le poker récréatif. On ne pensait pas, cependant, que les gens étaient prêts à ce point. Les chiffres ne mentent pas : plus de 10 000 tournois complétés dans plus de 150 établissements. On espérait ce genre de réponse mais ne s'y attendait pas ! On n'a pas eu besoin de vendre quoi que ce soit. Les joueurs ont fait connaître leur intérêt aux établissements de leur région tandis que les tenanciers nous ont simplement contactés. D'ailleurs, l'engagement des propriétaires d'établissements m'a grandement impressionné. Ils ont pris le pari de nous donner une chance et ils l'ont fait avec un professionnalisme qu'on n'aurait jamais pu exiger. Je pense qu'on leur a bien rendu...

 

PROFILS :

-Meilleur pointeur de la première étape...

-Première championne d'étape de la LTPQ Seule membre de la ligue « dans l'argent » à la Wynn's Classic...

-Profil d'établissement...


Globetrotter, pro du poker : Échos d'Asie-Pacifique - Isabelle Mercier

Isabelle Mercier - Collaboratrice Globetrotter

Après les dix jours incroyables que j'ai passé à Macao à la fin de l'année dernière, j'ai décidé de rester de ce côté du globe pour participer à la Grande Finale de l'APPT (Asia Pacific Poker Tour) en Australie. Sacrifice : le Bellagio WPT à 15,000 $ de droit d'entrée. Bénéfice : une semaine de remise en forme en Indonésie. Destination choisie : Bali, point géographique exactement à mi-chemin entre Hong Kong à Sydney sur mon itinéraire. Une semaine ultra énergisante, au lit tous les soirs à 23h, en méditation sur la plage à 6h du mat' et, tous les jours, en plongée, en visite dans les temples avec les singes (ou plutôt l'invasion des singes, pour être prête au pire, voire même comme « The Birds », et se vêtir de ses tenues les plus nases pour aller jouer avec eux), avec en prime deux heures de spa par jour, au prix de 8 $ de l'heure ! Constat final pour six nuits en suite, spa quotidien, restos (faut goûter la sauce Balinaise sur les poissons) : 600 $. Lovin' it !

 

Je suis arrivée à Sydney total-relaxée et ready pour le tournoi Ladies, dans les évènements préliminaires. Un petit buy-in, 125 $, mais avec plus de 70 inscrites et, honnêtement, avec un niveau de jeu très impressionnant ! Beaucoup de moves, quelques-uns assez sophistiqués, des bluffs, des bonnes mises par rapport aux pots, ce fut sept heures de jeu plus que stimulantes, avant que je ne saute finalement en 3e place...


Phil Le Dingue : Moins d'erreurs, plus de succès - Philippe Boucher

Philippe Boucher - Collaborateur Québec

Comme le hockey, le poker est un jeu d'erreurs. Pour gagner, il faut faire moins d'erreurs que ses adversaires et, on l'oublie souvent, amener ses adversaires à faire des erreurs.

 

Les Flyers de Philadelphie l'ont bien compris quand Sami Kapanen a incité Steve Bégin à commettre de l'obstruction dans le 4e match de la série entre Philadelphie et le Canadien. La faute a résulté en une punition qui a donné l'avantage numérique dont Daniel Brière s'est servi pour briser les reins du Canadien.

 

Si le jeu de Kapanen a été brillant, c'était un jeu de niveau supérieur. Pas le genre de jeu que l'on a à faire pour gagner contre des débutants. Au hockey, pour battre des débutants, il suffi t souvent de savoir patiner et passer la rondelle.

 

C'est la même chose au poker. Trop de joueurs s'emmêlent dans des concepts complexes comme les cotes du pot, les cotes implicites inversées et tutti quanti quand seulement quelques jeux de base et de l'observation bien attentive suffiraient...


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